10/07/2007

Chapelle-Lez-Herlaimont

 

 

Chapelle-lez-Herlaimont jeudi 5 juillet 2007

Fédérations de Charleroi et de Thuin

Je narre un peu tout ceci car c’est un première pour moi je ne m’attendais pas à tant de difficultés, surtout que j’avais été à Pipaix et là c’était plus cool.

Il est quatre heures trente du matin, je suis un de ses insomniaques chroniques qui ne sais pas rester au lit pendant des heures à me tourner et me retourner inlassablement tout en sachant que je ne dormirai pas de toute façon il faut être réaliste.

Je me lève donc tout en sachant que de toute façon je ne dormirai pas.

Une bonne tasse de café ne changera rien, puis comme ceux qui fument, moi j’allume mon pc en premier, à chacun ses vices.

Je commence en même temps à réfléchir à tout ce qui c’est passé à Chapelle-lez -Herlaimont, tout se que j’ai vu et entendu.

Le parcours du combattant

Quand je dis le parcours du combattant il n’y a rien de plus vrai, arrivé sur place plus d’une heure avant, impossible de se garer pas de place il faut tourner en rond très longtemps, finalement une opportunité s’offre entre deux piquets et une interdiction de se garer, mais qu’à cela ne tienne j’y suis j’y reste, on verra pour la suite de temps en temps il faut savoir prendre des risques.

A partir de là, pour arriver à la maison du peuple, re-parcours du combattant je monte le matériel photo tout en avançant sans savoir que les journalistes sont personnes non gratta dans la salle? Je progresse quand même, Monsieur me dit-on à l’entrée les journalistes sont interdits d’entrée, je sors ma carte de militant en expliquant que je tiens un blog, ça passe ou ça casse, la chance me sourit, on me laisse entrer, la salle est bourrée, une bonne heure que j’attend serré comme des sardines, mon épouse m’accompagne trimballant tout mon barda dans mon sac photo, la galère!nous trouvons plus ou moins une place debout dans le fond de la salle il doit bien y régner 5O° ou plus ? l’eau ruisselle dans mon dos.

Je crois qu’il y avait autant de militant que dans un de ses mythique combats de boxe de Tyson contre Frazier.

Dans la salle

On aperçoit des têtes connues? La charmante Marie Arena en famille, Patrick Moriau, Léon Cassart et bien d’autres qui ma foi , j’espère ne m’en voudront pas de ne pas les avoir cités mais je n’ai pas eu le temps ni les moyens de dévisager tout le monde.

L’arrivée des protagonistes

Les premiers intervenant arrivent sur le podium, Elio Di Rupo est applaudi par les trois quart de le salle qui se trouvent debout en scandant son prénom, à l’arrivée de Jean-pierre De Clercq à part quelques réfractaires, on voit directement la différence c’est clair et net.

Je prend quelques photos de loin mais je suis déçu c’est vraiment trop loin et j’ai aperçu un autre photographe qui se fait évacuer un journaliste pro certainement qui a de tout évidence réussi à s’infiltrer, j’essaye donc de travailler sans flash mais ce n’est vraiment pas évident, j’arrête de mitrailler à tout va car il me semble que déjà je suis repéré.

Le débat commence Elio à la parole en premier, il renouvelle sa candidature et nous redit son programme qui est toujours dans la même lignée que celui qui nous a été proposé dès le premier jour, applaudissement dans la salle tout le monde est ou presque debout, les pros De Clercq huent et sifflent Elio mais qu’à cela ne tienne, ils ne sont pas la majorité, probablement aussi quelques piliers de comptoir car j’ai aperçu ces personnages par moment applaudir Elio? Ah dive bouteille quelque fois qu’est-ce que tu nous fait dire ou faire…? à un certain moment il y en a déjà une bonne majorité qui sort lassé de leur connerie certainement.

Mais tout ça me gène, je voudrais être devant, les photos seront plus belles, je suis un taureau donc fonceur de nature et j’y vais au casse pipe, je me faufile avec des pardons excusez- moi (de vous écraser les pieds) et finalement je suis à quelques mètres de l’estrade bien calé dans un coin le rêve pour faire des photos, j’ai la baraka comme d’habitude mais je sens que ça ne va pas durer, allez quelques rafales puis là je suis immédiatement repéré on me rappelle à l’ordre poliment je ressors ma carte de militant

Re explication je fais tout ça avec beaucoup de diplomatie mais je décide d’écouter le débat et d’oublier le reste, je pense en avoir assez pour mettre sur mon blog

Je suis de toute façon sous surveillance J restons donc polis et courtois.

( petit aparté les GSM qui filment, photographies et qui enregistrent pour certain avec plusieurs batteries de rechange, j’en ai même vu être en liaison directe là pas de problème des pros certainement soit, c’est dit pour le huis clos c’est quand même foutu malgré que les médias attendent dehors J

Revenons aux choses plus sérieuses, après Elio, Jean- Pierre présente son pseudo programme, j’insiste sur pseudo car l’homme en lui-même dans son attitude et ses paroles ne me convainc pas du tout, son programme est quelque peu différent à chaque rencontre, il doit certainement le réadapter chaque fois et essayer de trouver une faille dans le système.

Comme à chaque fois les accusations non fondées sont de mise, il reparle à nouveau du Fan Club d’Elio J , à force d’aller de rencontre en rencontre on s’habitue au personnage, il n’est déjà probablement convaincu d’être au bon endroit et au bon moment L .

Quant à Elio imperturbable, il répond à toutes les questions, s’indigne lorsque l’on dit qu’il a laissé tomber Charleroi, sort de ses gongs pour répondre à la question qui lui a été posée et droit dans les yeux dit et redit qu’il n’a jamais laissé tomber Charleroi mais que ce n’est pas non plus de sa faute si chaque jour lorsque l’on ouvre un tiroir, on trouve un dossier et que les médias de la presse écrite ou de la télévision qui sont de droite, ne se gênent pas pour en faire leur plat du jour. Mais il redevient vite l’homme que l’on connaît calme et posé.

Jean-Pierre est souvent à côté de la plaque, il ne répond pas souvent aux questions posées et attaque à chaque fois la manière dont on a décidé du jour des élections, relit de nouveau son programme, remet au goût du jour les insultes prononcées par certains ( les douze salopards, etc….) on le sent déstabilisé.

J’ai dans ma tête la déclaration d’un vieux militant qui nous a dit, qu’il était honteux d’être Socialiste lui qui toute sa vie avait milité et que Jean-Pierre De Clercq devrait

s’il avait un soupçon de fierté retirer sa candidature, ce monsieur a dit la voix tremblante d’émotions qu’il ne pleurerait pas devant un tel personnage et il a quitté la salle la tête haute, j’observais tours à tours les candidats et là j’ai vu dans le regard d’Elio de la tristesse, je ne peux savoir ce qu’il pensait mais je m’imagine un peu.

Je ne vais pas vous relater toute la rencontre j’ai certainement oublié quelques petites choses.

On arrive bien sur à la fin puis dans le fond de la salle Léon Cassart demande la parole, mais le débat est terminé, finalement on lui cède un micro et quelques minutes, il remercie Elio et explique à la salle, qu’Elio est le seul contrairement à ce qui a été dit préalablement à avoir défendu Charleroi et ses camarades mais Léon l’a rappelé ce n’est ni de sa faute si dans chaque tiroir ou derrière certaines personnes, il traîne des dossiers et casseroles en tout genre et que pour certains il y a toujours présomption d’innocence, chose à ne pas oublier.

La salle ovationne Léon puis elle se vide petit à petit, dehors les cameras sont légions les interviews vont de bon train, personnellement je m’abstiens no comment, mon épouse qui n’a pas sa langue dans sa poche y va de bon cœur mais au montage on coupe ce que l’on veut?

Nous reprenons la route en discutant de la situation, nous sommes du même avis,

il n’y a qu’Elio pour redresser la situation, faisons- lui confiance c’est notre conviction.

Tout en arrivant à la fin de ce texte, il me revient le souvenir d’une question de Jean-Pierre à Elio laquelle traitait de cumul et de salaire quant à savoir la différence entre celui d’Elio et le sien, j’ai compris que le souci de Jean-Pierre était le pouvoir pour l’argent et non le pouvoir pour défendre les Socialistes que nous sommes je dirais Jean-Pierre une question et une seule, quelle est la différence entre ton salaire et le mien car moi Mille € par mois je ne sais pas ce que c’est?

Le jour est bien levé la vie reprend son cours, les oiseaux chantent et par la fenêtre je regarde mon rosier, il est rempli de roses ROUGES j’en suis fier c’est un symbole, j’ai une pensée pour mon père lui qui a tant milité, sur ce, je vous quitte la journée ne fait que commencer.

J’espère ne pas vous avoir trop ennuyé avec ces lignes, je les ais écrit à ma manière, avec mon cœur et surtout avec conviction.

A bientôt Gaston

00:51 Écrit par Gaston COURTIN dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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